Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 16:45

Saint-Molf vient du patronyme irlandais "Maidulphus", moine irlandais, fondateur du couvent de Malmesbury. Son nom est ensuite orthographié Maiduff puis Saint-Molf.

Le village primitif de Saint-Molf est fondé par saint Germain l'Auxerrois, entre 430 et 448, lors de son évangélisation de la Bretagne. Le culte de saint Molf, apporté par les Bretons, s'est juxtaposé à celui de saint Germain. La première église, construite par saint Germain, abrite alors le culte des deux saints. L'élément gallo-romain ayant presque disparu ou du moins se trouvant noyé dans la population bretonne, le culte de son saint passe alors au second rang. On construit ensuite une nouvelle église sous l'invocation unique de saint Molf. Cependant l'église primitive de Saint-Molf persiste sous le vocable de Saint Germain, comme chapelle accessoire du cimetière qui, suivant l'usage, était établi autour d'elle. 

La haute justice du marquisat de Becdelièvre s'exerçait au bourg de Saint-Molf : là se trouvaient ses ceps et collier pour punir les malfaiteurs, son auditoire et sa prison. 

PATRIMOINE de SAINT-MOLF

 

l'église Saint-Molf (1850-1851). Cette église remplace une ancienne église déclarée insalubre en 1846. Le marquis de Becdelièvre avait toutes les prééminences dans l'ancienne église de Saint-Molf. La reconstruction est due à l'initiative de Léon Biré (1805-1880), curé de Saint-André-des-Eaux de 1834 à 1870. On y trouve une statue en bois de Saint Molf (moine irlandais, fondateur du couvent de Malmesbury). La peinture sur bois sculpté intitulée "Agonie" et qui représente le Christ au jardin des Oliviers, date du XVIIème siècle ;

 

la chapelle Saint-Germain (1875-1880), édifiée en remplacement d'une ancienne chapelle dédiée à saint Germain. Il s'agit à l'origine d'une église entourée d'un cimetière. Ni l'église, ni le cimetière ne subsistent aujourd'hui. Le porche est celui de l'ancien édifice. Le retable date du XVII-XVIIIème siècle et provient de l'ancienne église. Le vitrail, qui représente saint Molf, date du XIXème siècle. On y voit une statue, en bois polychrome, de saint Corneille (patron des bêtes à cornes) ;

 

la chapelle (XVIIIème siècle) de l'ancien manoir de Kerguenec ;

 

la croix de Trébrézan (Moyen Age), restaurée en 1958 ;

 

la croix (1852), située au Pont-Clin ;

 

l'ancienne maison seigneuriale (XV-XVIème siècle). Elle aurait été construite en 1411. On y trouve les armes de la famille Deno. L'édifice a servi de presbytère de 1550 à 1956 ;

 

le manoir de Kerguenec (1730), édifié par la famille Le Chauff. A la suite du don du manoir de Mme Le Chauff à l'évêché, l'école ménagère de Guérande s'y installe en 1951 ;

 

le manoir de Quifistre ou Quilfistre (XIXème siècle), édifié par la famille Dion à l'emplacement d'un ancien château. Seules subsistent les innombrables coquilles d'huîtres fossilisées au pied du château de Quifistre auquel elles ont donné son nom : " Quitistre " veut dire " banc d'huîtres " en breton. Quifistre (ou Quilfistre) faisait jadis partie de la baronnie de La Roche-Bernard. Il conserve sa chapelle privée et son moulin (le Kerhue). On prétend qu'un souterrain aurait relié jadis le manoir de Faugaret (à Assérac) au château de Quifistre ;  

Note : Le 10 juin 1400, décéda Olivier de Quilfistre, seigneur dudit lieu ; son fils Jean de Quilfistre lui succéda. Mais la seigneurie passa bientôt aux mains de Riou de Rosmadec, sire dudit lieu, qui mourut en 1480, laissant une veuve Jeanne du Juch et un fils nommé comme lui Riou de Rosmadec qui décéda lui-même le 24 mai 1496 (Archives de Loire Inférieure, Saint-Molf).
Marie de Rosmadec, en épousant Jean de Malestroit, seigneur de Pontcallec, lui apporta la seigneurie de Quilfistre ; elle mourut en 1508. L'année suivante Jean de Malestroit, son fils, fournit au roi le minu de cette châtellenie. Mais Quilfistre revint aux Rosmadec car en 1570 Marc de Rosmadec, sire de Pontcroix, et Jeanne de Montbourcher sa femme firent hommage au roi pour cette terre. Mme de Rosmadec étant morte en 1580 eut pour héritier Jean Papin, seigneur de la Thévinière en Anjou, descendant de René Papin mari d'Anne de Malestroit. Jean Papin rendit aveu au roi pour Quilfistre en 1581 et lui prêta hommage trois ans plus tard ; mais en 1624 il vendit cette châtellenie à Prégent de Kermeno, gouverneur de Guérande. Vint ensuite Pierre de Kermeno seigneur de Quilfistre en 1640 et décédé le 9 mai 1656. Le frère et héritier de ce dernier Guillaume de Kermeno vendit à son tour la châtellenie de Quilfistre, le 4 novembre 1672, à. Hilarion de Sesmaisons, seigneur de Trévaly. Celui-ci rendit aveu en 1680 et 1702 pour cette seigneurie qui échut après lui à sa parente Mme de Becdelièvre.

 

3 moulins dont le Petit Moulin, le Grand-Moulin et Bolas. Le moulin Marchand (XVIIIème siècle) est situé à Gouer ;

A signaler aussi :

 

la fontaine Saint-Venant, située à Brohogand ;

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Par thioux olivier - Publié dans : divers
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